All those feelings; those yesterdays feelings, will all be lost in time.
Croyez-vous au pouvoir de la musique ? J'y crois ; dur comme fer. Certains médecins y portent même une vertu curative. Ce à quoi j'adhère parfaitement. La musique ne vous a jamais réconfortée ? Aidée à résoudre un problème de conscience ou autre ? D'un côté, il a la mélodie. La mélodie, selon moi, doit transporter. Faire ressentir toute sorte de feeling. Qu'importe ce que le compositeur a voulu rendre, l'effet en sera différent chaque fois que vous écouterez la chanson ; les endroits différeront, votre état d'esprit du moment aussi, ainsi que votre situation actuelle. 18heures.Je crois. Je crois que rien ne vaut le soleil du soir, celui qui se couche à l'orée des cimes de la forêt devant moi, qui fait danser les ombres de ces fleurs d'une blancheur immaculée, celui qui dore les feuilles et vient caresser ma peau, pailleter ma blondeur & me procurer le bien-être ne serait-ce que quelques longues minutes. Je les sens s'écouler, seconde après seconde. Ressentir sa chaleur bienfaisante. Assise, les genoux repliés contre ma poitrine. Assise, comme l'habitude le veut, sur le rebord de ma fenêtre à la peinture défraîchie par le temps et les intempéries. Cette fenêtre qui aura vu passer ô combien de printemps; et combien de soleils couchants comme celui-ci. Un de ces soleil comme on en trouve en ces fins de mois de Mars. Il est 18heure 36 et une légère brise emporte les quelques faibles notes d'une sonate, celle qui résonne dans toutes les parties de mon c½ur. Le temps semble s'être suspendu. Les nuages translucides dansent sur la lettre à Elise; tandis que je me laisse aller à fermer les yeux. Rien de tel pour me guérir de cette migraine qui m'as encore envahie. Intense. Et toujours cet éclat tel de l'or. Les notes s'enchaînent de plus en plus rapidement, crescendo, puis forte, les feuillages s'assombrissent, les nuages stoppent leur danse effrénée, saccadée, muée en un étrange tempo; et le piano se fait pianissimo. L'obscurité fait sa place et je referme a fenêtre. J'ai six exercices de maths à faire pour demain.
19heures38.Je n'arrive à rien, sauf à me demander ce que je ferais de ma vie. Je finirais probablement sous les ponts, si ce n'est sauter d'un de ceux là. Et toujours ces foutues pilules que j'oublie de prendre. « Troubles anxieux ou émotifs; de sommeil. » Je ne vais pas me shooter jusqu'à ma retraite et quand bien même, j'en serais capable; ces troubles ne viendront à leur fin qu'à l'achèvement de ces démons qui me hantent. Lorsque, chaque fois que mes paupières sont closes j'aperçois [mes problèmes]. [...] Mes migraines à répétition, mon stress qui me ronge, me bouffe. La feuille jaune " niveau trop faible en mathématiques", le défaut de motivation, l'avenir, la fièvre, le stress. Se lever trop tot, tenter de ne pas se coucher trop tard, ne pas dormir, pas assez. Fermer les yeux à s'en fendre les paupières, et trop réfléchir à s'en faire exploser la boite crânienne. Repenser à Verdun, à Lucas en chantant Happy Ending, tenter d'effacer la tristesse encrée dans le coeur de Lya si détruit par la vie. Le silence. L'aimer trop et à jamais. Ecrire, danser, chanter à s'en époumoner, dessiner, lire, réfléchir, la musique, la flute traversière, et puis l'amour. Le piano. Savoir que malgré tout, faire un bon bac L ne m'aidera a rien, que ça ne suffit plus de faire ce que l'on aime; juste ce contenter de ce qu'il faut pour survivre. Avoir l'ingéniosité de trouver le métier qui permettra de se nourrir plus tard. Et puis, l'amitié. « El cariño, es asì. »
"Tout s'achète : l'amour, l'art, la planète Terre, vous, moi... Surtout moi. " 99F